La photo du lundi #41
26 juillet 2010
I’m off. Ciao Paris. Été.

Fin Juillet. Des spectateurs attendent le début d'un film dans le parc de la Villette à Paris dans le cadre du festival de cinéma en plein air.
La photo du lundi #40
19 juillet 2010

Dans le parc du Musée Rodin au cours d'une soirée organisée par une marque de bière le vendredi 16 juillet 2010.
Alors que je commence à travailler pour le numéro 4 du magazine Vivre Paris, j’étais en reportage pour eux vendredi soir lors d’une soirée qui m’a mis en humeur.
Le reportage consistait à faire quelques photos d’ambiance d’un évènement organisé par une grande marque de bière française dans le jardin du Musée Rodin dans le 7ème arrondissement de Paris. Les convives, recrutés principalement sur un site de réseau social, devaient, sur les conseils de l’entreprise, se vêtir de bleu.
L’espace de cette soirée m’a offert tout ce que je peux détester dans Paris : la privatisation d’un lieu public, les espaces VIP, les passes-droits, les concerts sans âme, l’ambiance faussement cool. Les vigiles en nombre, la Sainte Sécurité, l’absence d’écarts. La jeunesse, de mon âge, consommatrice, sur-maquillée, sur-convenue, si docile. J’avais le sentiment d’être au bal des faux-culs. Les faussement riches ou les nouveaux artistes. Tous à se glorifier d’être là, entourés du logo omniprésent de la marque, abreuvés par la bière, même pas bonne, disponible à volonté.
Je me suis étonné d’être encore surpris et scandalisé par ce genre d’évènements complément calculés, superficiels et qui n’ont pour seul but de faire que des entreprises – des marques - deviennent des concepts, des idéaux ou des références culturelles que l’on partage quotidiennement. En tant que photographe, je me suis remis à penser aux travaux de ces photographes, Martin Parr en tête, qui documentent avec subtilité toute cette comédie humaine des buffets et autres conventions de personnes.
Mais à quoi bon ces reportages quand les gens ont l’air tous bien conscient de ce qui s’y joue ?
Ce monde de l’événementiel et du marketing me passionne et me dégoute. Et, c’est un comble, il me permet de vivre. En effet, c’est une bonne demi-douzaine de photographes qui étaient en commande ce soir là. C’est aussi des étudiants hôtes d’accueils ou serveurs, des artistes qui font des performances, des grapheurs qui réalisent une fresque à l’effigie de la marque. Et bien malgré moi, je me retrouve en producteur critique de cirque là.
Je me mets alors à repenser à mes fêtes de campagne dans le Bugey, loin de cette jeunesse dorée mais dépolitisée, loin du mondainisme parisien, loin des gens importants. Ça me manque.
A 23h30, les vigiles sonnaient la fin de la fête. On éteint les lumières.

Un vigile éteint des bougies à la fin d'une soirée sponsorisée par une grande marque de bière au Musée Rodin, le vendredi 16 juillet 2010.
PS : Il y a exceptionnellement deux photos car je ne vous en ai pas mis la semaine dernière.
La photo du lundi #39
5 juillet 2010
Des serveurs se préparent avant du lancement de la soirée du soixantième anniversaire de Télérama au Théâtre du Rond-Point à Paris. J’y étais ce mercredi en binôme avec Jean-Nicholas pour le compte de l’hebdomadaire culturel.

La photo du lundi #38
28 juin 2010
Je n’avais jamais photographié une pièce de théâtre. J’ai eu le plaisir d’assister jeudi à l’interprétation de La Naissance d’Armand Gatti par une quinzaine d’étudiants en théâtre de Strasbourg.

Début de "La Naissance" d'Armand Gatti par une quinzaine d'étudiants en section théâtre à l'Université de Strasbourg lors d'une répétition générale à La Parole Errante, lieu de théâtre situé à Montreuil.
La photo du lundi #37
21 juin 2010
Je vous prie de m’excuser de mon absence la semaine dernière : je n’avais pas fait de photos et n’avais donc rien à proposer. Cette semaine fut plus riche avec par exemple un petit shooting du concert du groupe IAM au Divan du Monde à Paris.
Mais ci dessous vous retrouverez quelqu’un déjà habitué à la photo du lundi. Ma maman, Marie.
Invitée d’un colloque littéraire à la Sorbonne sous l’égide de Pascal Quignard, elle se fait ici servir un verre d’eau par ce dernier lors de son intervention.
Ces dernières années, ils ont tout les deux travaillé ensemble sur des tableaux ou des livres commun.
